Nouvelles et actualités concernant l'OBVBM

Des efforts qui rapportent au lac Selby

Dunham, 21 janvier 2021 - Un récent rapport commandé par l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) et l’Association pour la protection de l’environnement du lac Selby (APELS) sur les espèces aquatiques envahissantes au lac Selby conclut que certaines de ces espèces qui font le malheur de nombreux lacs au Québec ne constituent pas une menace immédiate au lac Selby. Ces espèces, dont le myriophylle à épi et le roseau commun (phragmite), sont présentes mais sous relatif contrôle grâce aux mesures concertées déployées depuis plusieurs années par l’APELS, la ville de Dunham , l’OBVBM et les citoyens.

Des espèces exotiques sous hautes surveillances

C’est le Regroupement des Associations Pour la Protection de l’Environnement des Lacs et des bassins versants (RAPPEL) qui fut mandaté pour effectuer l’inventaire de plantes aquatiques et du roseau commun. Il en ressort que le myriophylle est actuellement présent dans le lac Selby, mais pas encore sous forme d’herbier dense. Ces herbiers, lorsque bien implantés, ont pour effet d’asphyxier le lac et ses écosystèmes.

Les auteurs du rapport recommandent de bien suivre la situation de ces espèces pour éviter que leur propagation ne devienne hors de contrôle. L’abondance du roseau commun est aussi un enjeu qui pourrait être géré en procédant soit à son arrachage à chaque année, soit en utilisant des bâches.

Des efforts concertés avec la municipalité

Des gros efforts ont été déployé par la municipalité Dunham pour limiter la sédimentation dans le lac, ce qui contribue à limiter l’étalement des colonies de plantes aquatiques envahissantes. Aussi, « la présence de cyanobactéries (algues bleu-vert) a été presque nulle ces 2-3 dernières années, contrairement à beaucoup d’autres lacs » a déclaré François Charbonneau, président de l’APELS. Autre signe encourageant pour le lac : la transparence moyenne de l’eau est de près de 3 mètres encore cette année.

« Nous attribuons cette situation au fait que la ville de Dunham a investi 200 000$ pour des travaux sur 5 ans pour refaire les fossés et rues autour du lac afin d’en contrôler le ruissellement » ajoute Monsieur Charbonneau, heureux de l’implication de la Ville. Des capteurs de sédiments et un bassin filtrant sont au nombre des autres moyens mis en place par le RAPPEL, qui possède aussi une expertise en génie civil environnemental.

Une association qui ne chôme pas

L’APELS agit aussi sur plusieurs fronts depuis plusieurs années pour veiller à la protection du lac Selby. En plus des six tests d’eau en été, l’association a remis des arbustes pour revitaliser les bandes riveraines. Celles-ci ont d’ailleurs fait l’objet d’un suivi par drone en 2020, une première qui a aussi permis de documenter les espèces envahissantes présentent sur le territoire.

L’année 2021 s’annonce aussi bien occupée. L’association songe notamment à mettre sur pied une station de lavage des bateaux pour lutter contre la propagation des espèces exotiques envahissantes. Elle devra aussi choisir son approche pour gérer les populations d’espèces envahissantes déjà présentent dans le lac.

Source :
François Charbonneau
Président de l’APELS
450-295-2646

Anthoni Barbe
Chargé de communication OBVBM
communications@obvbm.org
514 404-5033

Bilan de la campagne de sensibilisation et de l’inspection des embarcations espèces exotiques envahissantes dans la baie Missisquoi 2017 - 2020 : la vigilance reste de mise

Bedford – 10 décembre 2020. Depuis 2017, l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi réalise une campagne de sensibilisation et d’inspection des embarcations auprès des plaisanciers de la baie Missisquoi concernant les espèces exotiques envahissantes (EEE). Sur les 2 350 embarcations qui ont empruntées les mises à l’eau ciblées par le projet, 1 690  ont été inspectées et 370 embarcations transportaient des EEE à leur insu.

L’importance de la  sensibilisation

L’OBVBM estime que plus de 3 000 personnes, de 2017 à 2020, ont été sensibilisées à l’impact des EEE et aux mesures à prendre pour éviter leur propagation. En 2018, 45 % des répondants disaient avoir pris des mesures pour prévenir la propagation d’EEE (lavage, inspection visuelle et retrait des EEE ) ; en 2020, ils étaient plus de 65 % .

Le transport d’EEE lors d’activités récréatives est un des principaux facteurs de propagation de ces espèces d’un plan d’eau à l’autre. Lorsqu’une embarcation change de plan d’eau, le risque de contamination augmente. Lors des dernières années, c’est près de 30 % des répondants qui disaient changer de plan d’eau avec leur embarcation, majoritairement pour la rivière Richelieu, le fleuve Saint-Laurent, ou encore les lacs Memphrémagog et Brome.

Aucune réglementation encore en vigueur sur la portion québécoise du lac Champlain

Le lavage des embarcations est une mesure simple qui permet de lutter efficacement contre la propagation et l’introduction des EEE. Certaines municipalités du bassin versant de la baie Missisquoi ont des réglementations à cet effet, comme Eastman et Potton. Bien qu’il n’existe actuellement aucune réglementation obligeant le lavage des embarcations à la baie Missisquoi, ni de station de lavage à proximité de la baie, cette situation pourrait être appelée à changer dans les années à venir.

Les municipalités riveraines de la baie Missisquoi ont manifestées leur intérêt pour la mise en pace de mesures pour réduire la propagation des EEE dans la baie. L’OBVBM a déjà offert son appui pour soutenir ces municipalités dans leur réflexion pour la mise en place de mesures de préventions ou pour la mise en place d’une règlementation commune.

Myriophylle à épi : ennemi numéro un du lac

La principale EEE présente dans la baie Missisquoi est le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum)et c’est aussi celle qui a le plus souvent été interceptée. En plus de ses impacts sur l’environnement, cette espèce cause des désagréments aux activités récréatives, entraînant parfois la dévaluation des propriétés riveraines.

Le myriophylle à épis n’est toutefois pas la seule EEE présente dans les eaux de la baie Missisquoi, on peut y retrouver la moule zébrée qui est présente maintenant depuis quelques années. Cette moule s’accroche aux coques des navires et ses larves microscopiques peuvent survivre dans les eaux résiduelles des bateaux.

Une inspiration qui vient du sud de la frontière

La campagne de sensibilisation et d’inspection des embarcations s’inspire du programme d’intendance des rampes de mise à l’eau (boat launch stewards) réalisé depuis plusieurs années au lac Champlain dans les États du Vermont et de New York. Ce programme vise à sensibiliser les plaisanciers sur les impacts des espèces aquatiques envahissantes et à fournir des recommandations pour éviter la propagation de ces espèces d’un plan d’eau à l’autre.

Ce projet est financé depuis 2017 par le Lake Champlain Basin Program. L’OBVBM remercie Port de Plaisance de Venise-en-Québec qui accueille les employés de l’OBVBM et le projet depuis le début.


DÉCÈS DU BOTANISTE ANDRÉ SABOURIN

C’est avec tristesse, que l’Organisme de bassin de la baie Missisquoi (OBVBM) a appris le décès d’André Sabourin le 28 novembre dernier.

L’apport d’André Sabourin au monde de la botanique québécois est impressionnant. Il a notamment participé à la fondation de FloraQuebeca, une association vouée à la connaissance, à la promotion et à la protection de la flore et des paysages végétaux du Québec et publié de nombreux ouvrages dont Les brassicacées du Québec et Les plantes rares du Québec méridional.
 

En 2015, lors du Forum Science Environnement, André Sabourin a été honoré pour son apport à l’acquisition des connaissances par le ministère de l’environnement et le CDPNQ dans le cadre du 25e anniversaire de l’adoption de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables.  Un prix honorifique grandement mérité !


Un collaborateur hors paire


Nous avons eu la chance à l’OBVBM de côtoyer André lors de nos nombreux projets d’inventaires dans le bassin versant de la rivière aux Brochets et sur le territoire de la municipalité de Saint-Armand.


Grâce à son travail, nous avons pu caractériser, localiser et proposer des recommandations et des plans de protection pour nos plantes rares et menacées sur notre territoire. Sa dernière collaboration avec l’OBVBM remonte à 2018 lors des inventaires des plantes aquatiques  de la baie Missisquoi.


André Sabourin a dédié sa vie à la connaissance et à la protection des plantes et leur environnement. Il nous aura ainsi appris à mieux connaître et cohabiter avec celles-ci. Il n’en tient maintenant qu’à nous d’être digne de cet immense héritage.

Bande riveraine gagnée, rivière gagnante!

17 novembre 2020, Bedford – L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi a aménagé gratuitement une bande riveraine chez une riveraine de la rivière aux Brochets, dans le Canton de Bedford. Cet aménagement a été gagné en 2019 par Marthe Lanctôt dans le cadre du concours Gagner l’aménagement de votre bande riveraine que fait tirer l’OBVBM et la MRC Brome Missisquoi depuis 2016 lors du Festival Mikinak de la municipalité de Pike River. Les quelques 300 arbustes plantés, principalement des cornouillers, mais aussi des spirées, des potentilles et d’autres espèces indigènes ont été fournies par la MRC de Brome-Missisquoi.

Un grand prix qui fait beaucoup de gagnants

L’aménagement de la bande riveraine s’est fait directement dans une plaine inondable de la rivière aux Brochets, en bordure d'un champ de maïs. Les signes d’érosion et de ruissellement dans la rive ne laissaient aucun doute quant au transport de sédiments dans la rivière à cet emplacement précis. La plantation devrait donc permettre de freiner le phénomène et améliorer ainsi l’ensemble de la qualité de l’eau de la rivière.

Les sédiments provenant de milieux agricoles sont souvent fortement enrichis de phosphore et d’autres éléments nutritifs qui favorisent notamment l’apparition de cyanobactérie diminuant ainsi l’oxygène disponible dans l’eau pour la faune et la flore locale. La bande riveraine constitue l’ultime rempart contre les polluants avant qu’ils n’atteignent le cours d’eau, d’où son importance en milieu agricole.

Une solution à la portée de tous

L’aménagement d’une bande riveraine est une mesure simple et accessible pour aider à améliorer la qualité de nos cours d’eau. Elle concerne tous ceux et celles qui habitent ou utilisent un territoire en bordure d’un lac ou d’une rivière, ce n’est donc pas uniquement l’affaire des agriculteurs.

Source : Anthoni Barbe
Chargé de communication OBVBM
communications@obvbm.org
514 404-5033


BILAN DE LA CAMPAGNE 2020 DE SENSIBILISATION ET DE PRÉVENTION DE LA PROPAGATION DES ESPÈCES AQUATIQUES ENVAHISSANTES À LA BAIE MISSISQUOI




BILAN DE LA CAMPAGNE 2020 DE SENSIBILISATION ET DE PRÉVENTION DE LA PROPAGATION DES ESPÈCES AQUATIQUES ENVAHISSANTES À LA BAIE MISSISQUOI

 

En 2020, l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) a reçu un financement du Lake Champlain Basin Program (LCBP) pour mener une campagne de sensibilisation sur les espèces aquatiques envahissantes (EAE) auprès des usagers des rampes de mise l’eau de la baie Missisquoi. Ce projet s’inspire du programme d’intendance des rampes de mise à l’eau (boat launch stewards) réalisé depuis plusieurs années aux abords du lac Champlain dans les États du Vermont et de New York et vise à sensibiliser les plaisanciers sur les impacts des espèces aquatiques envahissantes dans nos plans d’eau et à leur fournir des recommandations pour éviter la propagation de ces espèces d’un plan d’eau à l’autre.

 

Une espèce exotique envahissante est une espèce qui se retrouve hors de son aire de répartition naturelle et dont la propagation peut constituer une menace pour la biodiversité indigène, les activités récréotouristiques (ex : pêche, baignade, navigation) ainsi que certaines infrastructures (ex : prises d’eau potable). Il peut s’agir d’un animal, d’un végétal et même d’un micro-organisme, c’est-à-dire une bactérie, un virus ou un champignon. Le lac Champlain compte 51 espèces aquatiques envahissantes différentes. Dans la baie Missisquoi et les embouchures de ses tributaires dont les rivière Missisquoi et aux Brochets, on recense notamment la moule zébrée, la lamproie marine, le cladocère épineux, le myriophylle à épi et la châtaigne d’eau.

 

Nous pouvons prévenir l’introduction et la propagation des EAE en respectant des consignes simples et efficaces telles que l’inspection et le nettoyage des embarcations.

 

Du 9 juillet au 13 septembre 2020, deux agents de sensibilisation ont procédé à l’inspection des embarcations et remorques à la rampe de mise à l’eau du Port de Plaisance (anciennement la Pourvoirie Courchesne) à Venise-en-Québec afin de localiser, identifier et retirer les EAE qui étaient accrochées et ainsi prévenir leur propagation vers la baie Missisquoi ou vers d’autres plans d’eau. De plus, une unité mobile de lavage de bateaux a été prêtée par le ministère des Forêts, Faune et Parcs du Québec (MFFP) pour la fin de semaine du 22 au 23 août afin défaire une démonstration sur le lavage et la décontamination des embarcations.

 

La campagne a permis de détecter et intercepter des spécimens d’EAE, de sensibiliser un nombre important d’usagers à l’importance de prévenir leur propagation et de répondre aux questions des passants en lien avec la baie Missisquoi, son bassin versant et leurs principaux enjeux. Dans l’ensemble, le projet fût un succès et il est prévu qu’il sera reconduit en 2021 grâce au financement du Lake Champlain Basin Program.




Voir le bilan détaillé PDF en cliquant ci-dessous

Assemblée générale 2020 de l'OBVBM


Rapport annuel 2019-2020 de l'OBVBM

https://drive.google.com/file/d/1LXnGhpH0r2zEuYgwYjousNR9I64a7oAd/view?usp=sharing

Présentation AGA 2020 OBVBM

https://drive.google.com/file/d/1LYk4fZ1-p3PABjDM5_nyecRyldpsioyr/view?usp=sharing


Mise à jour du suivi de la qualité de l’eau du bassin versant de la baie Missisquoi du lac Champlain

Bedford, 07 octobre 2020 - L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) assure l’échantillonnage de 11 stations de suivi de la qualité de l’eau réparties à travers le bassin versant de la baie Missisquoi pour le Ministère de l’Environnement et de la Lutte aux Changements Climatiques (MELCC). Rappelons que la baie Missisquoi  est alimentée par les rivières aux Brochets, de la Roche, Missisquoi et par une multitude de petits ruisseaux qui drainent le bassin versant.

L’échantillonnage se fait 12 mois par année incluant l’hiver, ce qui représente souvent un défi! Les données sont ensuite compilées par le MELCC qui calcule l’Indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP6) en prenant en compte les 6 paramètres suivants :

  • phosphore total
  • coliformes fécaux
  • matières en suspension
  • azote ammoniacal
  • nitrites et nitrates
  • chlorophylle a total


L’IQBP6 est ensuite présenté selon une échelle variant de 0 (très mauvaise qualité) à 100 (bonne qualité). Les résultats de 2019 pour les 11 stations du bassin versant de la baie Missisquoi sont représentés sur la carte du bassin versant de la Baie Missisquoi.

Une qualité de l’eau inégale des plaines aux montagnes

On peut observer que la qualité de l’eau se dégrade depuis les montagnes jusqu’aux plaines fertiles et argileuses au pourtour de la baie. Ceci s’explique par l’occupation du territoire qui affecte la qualité de l’eau selon l’usage qu’on en fait. Par exemple, la fertilisation parfois excessive des cultures, les rejets d’eaux usées non traitées ou encore les sols à nus (après un labour, l'entretien d'un fossé routier ou sur chantier de construction) sont autant de sources importantes de sédiments et de contaminants dans le réseau hydrologique.

Parmi les contaminants qui se retrouvent dans les cours d’eau, on compte notamment les coliformes fécaux, le phosphore et l’azote. La prolifération des cyanobactéries (algues bleues) et de plantes aquatiques parfois invasives, la perte des usages (eau potable, baignade) pour les riverains et visiteurs sont parmi les impacts les plus dommageables pour l’environnement et les communautés environnantes.

Des rivières propres malgré des ruisseaux pollués

Le tableau des IQBP6 des dernières années indique que bien que la qualité de l’eau soit toujours considérée « satisfaisante » pour la rivière Missisquoi, l’année 2019 est celle où l’IQBP6 était le plus faible. Cela s’explique notamment à cause de concentrations parfois élevées de matière solide en suspension (sédiments provenant de l’érosion). À l’inverse, la rivière Sutton, qui se jette dans la rivière Missisquoi au Vermont, affiche son meilleur score depuis 20 ans.

Les cours d’eau en milieu agricole ont quant eux les indices les plus faibles avec des dépassements importants en phosphore, nitrates-nitrites et coliformes fécaux (provenant de la fertilisation et du lessivage des lisiers et fumiers). Par exemple, la rivière de la Roche qui entre du Vermont avec un indice de 6 (très mauvaise) affiche son pire score depuis 20 ans, bien que son indice s’améliore en sol québécois. Le ruisseau au Castor, qui se jette dans la rivière aux Brochets, affiche un indice de 11 (très mauvaise), alors que les ruisseaux Morpions, Walbridge et Ewing se maintiennent dans la classe « mauvaise ». La rivière aux Brochets, bien que recevant les eaux impropres de ces ruisseaux, est dans la classe « satisfaisante ». 

Projets en partenariat

Chaque année l’OBVBM effectue l’échantillonnage de 3 stations supplémentaires, en partenariat avec le MELCC, afin d’améliorer le portrait de son territoire. De mars 2017 à février 2018, ont donc été ajoutés : le ruisseau Groat à Bedford (IQBP6 de 46 « douteuse ») et les ruisseaux Swennen (32 « mauvaise ») et Brandy à Saint-Armand (38 « mauvaise »). Puis de mars 2019 à mars 2020, trois autres stations s’ajoutent à nouveau : la rivière Missisquoi Nord à Potton (indice de 74 « satisfaisante »), la rivière aux Brochets Nord à Stanbridge East (48 « douteuse ») et le ruisseau aux Ménés à Saint-Armand (52 « douteuse »). Les paramètres affectant la qualité de ces cours d’eau ont principalement été le phosphore, les nitrates-nitrites et les coliformes fécaux en milieu agricole. Les matières solides en suspension sont la principale source de pollution en milieu montagneux.

Sels de voirie

Une nouvelle série d’analyses portant sur les sels de voirie permettent de dresser un premier portrait des concentrations en chlorures dans les eaux de surface de la portion québécoise du bassin versant. Les sels de voirie peuvent affecter la qualité des eaux souterraines, des eaux de surface et des écosystèmes aquatiques en plus de nuire à leur biodiversité par une augmentation de la dureté et du pH de l’eau et une réduction de la perméabilité et de la fertilité de certains sols. Cela affecte la végétation indigène, favorisant alors l’expansion de certaines espèces exotiques envahissantes comme le roseau commun (phragmite), ce qui peut contribuer à augmenter l’érosion.

À première vue, les concentrations en chlorures, principal indicateur de la présence de sel de voirie dans l’eau, se situent bien en dessous du critère de 230 mg/l pour protéger la vie aquatique d’effets chroniques. Les concentrations les plus élevées ont été recensées sur les ruisseaux Castor (56 mg/l) et Ewing (40 mg/l), tous deux échantillonnés en aval de la route 133. L’impact des concentrations de chlorure sur la couverture et la fonte de glace sur les cours d’eau du bassin versant demeure toutefois encore mal connu et devra être approfondie.

Conclusion

La qualité de l’eau du bassin versant de la baie Missisquoi est le reflet des pratiques de ses habitants, exploiteurs, visiteurs et décideurs. La pollution de nos cours d’eau n’est pas une fatalité et c’est en continuant de travailler ensemble autour d’objectifs communs que des améliorations pourront être espérées.

Plusieurs bonnes pratiques sont actuellement disponibles, financées et comprenant parfois même du support technique. Si vous souhaiteriez réduire votre empreinte sur nos cours d’eau et nos lacs, contactez-nous et peut-être pourrons nous vous aider à trouver une solution!
www.obvbm.org

Les données de qualité de l’eau peuvent être consultées à l’Atlas interactif de la qualité des eaux de surface et des écosystèmes aquatiques du MELCC.
http://www.environnement.gouv.qc.ca/eau/Atlas_interactif/stations/stations_rivieres.asp


Le niveau du lac Champlain et de ses tributaires historiquement bas

Bedford, 1er octobre 2020 - Le niveau d’eau du lac Champlain a atteint un seuil historiquement bas au cours des deux dernières semaines. Jamais l’eau du lac Champlain à la station de Phillipsburg, au cours des cinquante dernières années, n’avait été aussi basse durant les deux dernières semaines de septembre. Cette situation s’explique principalement par le temps sec et chaud qui a caractérisé la fin de l’été et le début de l’automne.

Les rivières aussi très sèches

D’ailleurs, les principaux tributaires de la baie Missisquoi comme les rivières Missisquoi, aux Brochets et de la Roche ont connu une baisse de débit sans équivoque dans la dernière décennie. La situation ne semble toutefois pas une menace pour le moment au niveau de l’approvisionnement en eau des municipalités qui s’y approvisionne.

Cependant, une aussi importante baisse du niveau d’eau peu avoir des conséquences notamment sur les habitats disponibles pour les poissons. Aussi, le risque d’érosion est accru dans les sols argileux après un long étiage car la berge se retrouve desséchée et friable.

Une situation annonciatrice

Cette situation exceptionnelle témoigne des changements climatiques qui s’installent progressivement sur le sud du Québec. Les projections climatiques d’Ouranos et du Ministère de la Sécurité publique du Québec prévoient une hausse des températures et des étiages plus longs et sévères en automne. Ces prévisions correspondent à la situation saisonnière actuelle.


Reprise de la patrouille pour le suivi de la nouvelle réglementation sur la gestion des eaux pluviales à Bedford

Reprise de la patrouille pour le suivi de la nouvelle réglementation sur la gestion des eaux pluviales à Bedford

Bedford, 03 septembre 2020 - À partir de la semaine prochaine, un employé de l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) visitera les résidents de Bedford pour les informer du règlement de la ville de Bedford sur le débranchement des gouttières et les sensibiliser aux enjeux liés au traitement des eaux.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des démarches entreprises par la ville de Bedford pour améliorer la gestion des eaux pluviales sur leur territoire et dans le cadre d’un projet plus vaste piloté par la MRC Brome Missisquoi qui comprend l’aménagement d’infrastructures vertes dans la la municipalité.

Rappelons qu’au printemps 2019, la ville de Bedford adoptait un règlement interdisant le branchement des gouttières au réseau d’égout municipal. Le règlement de Bedford prescrit notamment que les eaux pluviales d’une résidence doivent être captées sur la propriété et que les descentes de gouttières doivent diriger l’eau à au moins 1,5 mètre de la fondation sur une surface perméable.

Mieux diriger l’eau pluviale

Ce règlement de la ville de Bedford vise à réduire le volume d’eau acheminé à la station d’épuration des eaux de Bedford. Une trop grande quantité d’eau dans le réseau d’égout peut engendrer une surverse des eaux usée en plus d’augmenter les coûts de traitement des eaux usées.

Par exemple, un toit d’une résidence capte en moyenne 70 000 litres d’eau de pluie par année et une part importante de cette quantité se retrouve directement dans le réseau d’égout. Pourtant cette eau ne nécessite aucun traitement et n’a donc pas besoin d’être acheminée dans le réseau d’égouts menant à la station d’épuration.

Un support pour les résidents

Débuté en 2019, l’équipe de  patrouilleurs de l’OBVBM a visité près de la moitié des propriétés de la ville. Avec la reprise du programme, l’OBVBM sera en mesure de transmettre à la ville un rapport sur l'état de conformité des installations et de sensibiliser un maximum de citoyen sur les saines pratiques de  gestion des eaux pluviales.

Les citoyens peuvent visiter le site de la ville de Bedford pour plus d’informations sur les techniques de débranchement de gouttières et sur la gestion des eaux pluviales sur leur propriété.

https://ville.bedford.qc.ca/
Information sur la patrouille de l’OBVBM 450-248-0100


Station de lavage des bateaux en démonstration à Venise-en-Québec

Bedford, 17 août 2020 – L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi installera une station de lavage mobile à Venise-en-Québec pour la fin de semaine du 22 et 23 août. Cette station de lavage est prêtée par le Ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pour aider l’Organisme dans la lutte aux espèces exotiques envahissantes (EEE).

Laver son embarcation pour protéger nos lacs

Les espèces exotiques envahissantes posent un risque sérieux pour les lacs et leurs riverains. L’introduction de ces espèces peut mettre en danger l’écosystème des plans d’eau touchés, ce qui affecte immanquablement les activités qu’on peut y pratiquer, comme la pêche ou la baignade. C’est toute une économie locale, voire régionale, qui peut être mise à mal par l’introduction de ces espèces.

C’est dans ce contexte que le lavage systématique des embarcations devient donc un important rempart à l’invasion d’espèces exotiques envahissantes. Il est démontré que le transport d’une embarcation d’un lac à un autre est un facteur important d’introduction de ces espèces dans de nouveaux milieux. Le lavage des embarcations, ou à défaut, l’inspection et le retrait des EEE est donc une habitude simple que tous les propriétaires d’embarcations nautiques devraient intégrer avant de se déplacer d’un plan d’eau à l’autre.

La réglementation en renfort

Constatant que la sensibilisation n’a pas suffi à empêcher la présence d’espèces exotiques envahissantes, de nombreuses municipalités du Québec ont décidé de rendre obligatoire le lavage des embarcations. Située à l’extrémité nord du bassin versant de la baie Missisquoi, la municipalité d’Eastman vient de passer un règlement en ce sens au début du mois d’août, imitant ainsi plusieurs municipalités de la MRC Memphrémagog. Ce règlement concerne tous les plans d’eau se trouvant totalement ou partiellement dans les limites du territoire municipal.

Aucun règlement similaire n’existe pour les municipalités autour de la baie Missisquoi, d’où l’importance pour l’Organisme de bassin versant de faire de la sensibilisation avec cette station de lavage mobile. Pour la durée de la saison estivale, l’Organisme a aussi une employée à la mise à l’eau de la Pourvoirie Courchesne, à Venise-en-Québec, qui procède à l’inspection des embarcations à l’entrée et la sortie du lac. Depuis le 9 juillet plus de 700 bateaux ont été ainsi inspectés.

L’adoption de meilleures pratiques culturales : la voie du salut pour la rivière de La Roche et la baie Missisquoi

Bedford, 13 août 2020 - L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi a confié à l’Institut de Recherche et de Développement en Agroenvironnement (IRDA) le mandat de modéliser et d’analyser différents scénarios de pratiques culturales qui permettraient de réduire les charges de phosphore (P) d’origine agricole dans le bassin versant de la rivière de la Roche, l’un des tributaires de la baie Missisquoi.

Cibler les bonnes terres et les bonnes stratégies pour réduire le phosphore

La modélisation de différents scénarios a été effectuée pour l’ensemble du bassin versant de la rivière de la Roche, dont 48 kmdu territoire est situé au Québec et 92 km2  au Vermont. Dans son  rapport, l’IRDA  démontre que 50% des charges de P projetées proviennent de seulement 20% des terres en culture du Vermont et 17% de celles au Québec. Cela s’explique par le fait que certaines cultures vont libérer plus facilement du P dans les cours d’eau, mais aussi que certains types de sols sont plus facilement érodables. Le rapport permet ainsi de cibler des zones d’intervention prioritaires, en fonction de la production de P projetée par le modèle.

Les modélisations effectuées par l’IRDA ont permis de déterminer et d’évaluer les scénarios de différentes pratiques agricoles à mettre en place pour atteindre les objectifs de réduction de 40% de P pour le territoire québécois. Au total, 7 pratiques agricoles ont été modélisées. Regardons-y de plus près.

Des pratiques novatrices et accessibles

En effet, des pratiques agricoles comme la culture sur résidu ou les cultures de couverture permettent de retenir les sols et donc de réduire l’impact du  ruissellent de surface  jusque dans un cours d’eau. Ne nécessitant souvent qu’un ajustement des semoirs, la culture sur résidu est financée par le programme Prime vert du MAPAQ. La culture de couverture, dont les frais associés sont pratiquement nuls, est une des pratiques de plus en plus observée dans le bassin versant. L’accompagnement des entreprises d’élevage qui génèrent les plus importants volumes de lisier, dans une gestion séparée des phases solides et liquides des lisiers, s’inscrirait en double sur le plan de la prévention contre l’eutrophisation à long terme de la rivière de la Roche et la baie Missisquoi.

La mise en place d’aménagements riverains, notamment des bandes riveraines de 3m, est une autre des mesures analysées. Une bande riveraine agit comme une barrière absorbant le phosphore avant qu’il ne puisse rejoindre la rivière. Ces aménagements seraient complétés avec des sites de captages du P et de sédimentation. Parmi les autres mesures modélisées, on retrouve notamment la protection intégrale du corridor inondable de la rivière. Le rapport s’est aussi penché sur la conversion des cultures annuelles et des prairies situées dans les zones critiques, à savoir là où les sols sont facilement érodables.

Analyse avantages/coûts

L’étude comprend également une analyse avantages/coûts des différents scénarios pour la partie québécoise du bassin versant. Plus précisément, la modélisation a permis de calculer la baisse d’émission de P pour chaque type de pratiques culturales, tout en considérant le coût de ces pratiques, pour ainsi déterminer les méthodes qui offrent les meilleurs rendements.

Les pratiques présentant le meilleur avantages/coûts sont, dans l’ordre :

  1. la culture sur résidus
  2. la conversion des cultures annuelles en zone critique
  3. les cultures de couverture
  4. l’aménagement de bande riveraine et de zone de captage des sédiments.
  5. protection des corridors de liberté de la rivière
  6. la conversion des prairies en zone critique
  7. incorporation des engrais de ferme

Le rapport insiste sur l’importance de cumuler ces méthodes et de les appliquer de manière ciblée, là où elles auront une incidence conséquente sur l’apport en P dans les cours d’eau, ce à quoi œuvre déjà l’OBVBM. Il est aussi démontré que la réduction du P est financièrement avantageuse pour l’économie locale. Elle permet notamment de diminuer le coût du traitement de l’eau, en plus d’assurer sa disponibilité et sa qualité pour les activités récréatives régionales, ainsi que pour l’écosystème qui en dépend.

Une amélioration possible et nécessaire

L’Étude de l’IRDA vient donner des outils de gestion très importants pour espérer assainir la rivière de la Roche et la baie Missisquoi par le fait même. Les zones d’intervention et les méthodes à appliquer sont connues, il reste maintenant à fédérer les acteurs concernés autour de ces méthodes. Un imposant rapport de la Commission Mixte Internationale (CMI) fut remis aux gouvernements canadien et américain ce printemps pour témoigner de l’importance d’une gestion intégrée de part et d’autre de la frontière.

Depuis plusieurs décennies maintenant, la baie Missisquoi a vu son taux de sédimentation être multiplié par 10, favorisant ainsi toujours plus son eutrophisation. Le bassin versant de la rivière de la Roche a un des taux les plus élevés d’exportation de phosphore et de sédiments de l’ensemble du bassin de la baie Missisquoi, lequel interpelle particulièrement le milieu agricole.

Un enjeu pour toute la communauté

En plus d’être une ressource majeure pour le tourisme et la villégiature dans la région, la baie Missisquoi est une source d’eau potable pour les communautés avoisinantes et les écosystèmes. La mise en place de pratiques agricoles durables et d’une gestion de l’eau intégrée seront indispensables pour maintenir une qualité d’eau acceptable dans la Missisquoi.

Bien qu’on observe une tendance marginale à la baisse des concentrations et des charges de phosphore, liée principalement à l’assainissement des eaux usées, on note une augmentation des apports provenant de l’ensemble du bassin au Québec et au Vermont, engendrée par la hausse des débits moyens des cours d’eau.

Ainsi, cette étude s’inscrit dans l’Orientation 1 de la Stratégie sur l’eau qui est d’Assurer une eau de qualité pour la population, mais aussi dans l’Objectif 4 : Poursuivre le virage agroenvironnemental et l’écoresponsabilisation de l’industrie.

L’OBV a reçu une subvention du Lake Champlain Basin Program de 25 000 US pour financer l’étude.

Le rapport réalisé par Aubert Michaud et Luc Belzile de l’IRDA est disponible pour consultation publique.
https://irda.blob.core.windows.net/media/5265/michaud-et-al-2019_analyse_couts-efficacite_des_actions_proposees_pour_reduire_les_charges_de_phosphore_de_la_riviere_la_roche_a_la_baie_missisquoi.pdf

Source :
Anthoni Barbe
Chargé de communication
OBVBM
communications@obvbm.org
514 404-5033

Le Lake Champlain Basin Program (LCBP) du Vermont verse 240 000 $ à l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi pour soutenir son projet d’accompagnement des entreprises agricoles

Bedford, Le 28 juillet 2020 - Le Lake Champlain Basin Program (LCBP) du Vermont verse 240 000 $ à l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi pour soutenir son projet d’accompagnement des entreprises agricoles

Depuis 2016, l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM)  offre un service d’accompagnement aux entreprises agricoles afin de les soutenir dans leurs démarches de réduction de la pollution diffuse dans le cadre de son projet intitulé « Interventions ciblées sur le contrôle des eaux de ruissellement et la conservation des sols ».

Le LCBP s’ajoute aux bailleurs de fonds du projet que sont le MAPAQ, l’OBVBM et la MRC Brome Missisquoi avec une contribution majeure qui permet à l’OBV d’engager un second agronome à temps plein.

L’OBVBM a fait le choix de cibler les terres agricoles des bassins versants des cours d’eau entretenus par la MRC Brome Missisquoi ainsi que les secteurs vulnérables à l’érosion identifiée sur le territoire pour ce projet.

Pourquoi cibler l’agriculture?

Depuis des décennies, la baie Missisquoi est affectée par d’importantes fleurs d’eau de cyanobactéries qui perturbent les usages récréatifs, touristiques et l’approvisionnement en eau potable. Ces efflorescences de cyanobactéries sont principalement causées par des apports massifs et continus d’éléments nutritifs (phosphore, azote) et de sédiments provenant du bassin versant.

Certaines améliorations ont été observées au cours des 20 dernières années dans les concentrations en phosphore. Toutefois, les charges annuelles de phosphore demeurent excessives. Celles-ci proviennent à 95 % de sources diffuses liées à l’utilisation du territoire, dont environ 80 % est associé à l’agriculture (principalement les cultures à grands interlignes comme le maïs et le soya qui constituent plus de 60 % des terres en culture).

Méthodologie utilisée pour les plans d’interventions

Les plans d’interventions réalisés à l’aide de données géoréférencées, de la microtopographie du territoire, des patrons d’écoulement préférentiels de l’eau au niveau des parcelles agricoles, de la photo-interprétation et des plans de  rotation de culture permettent aux agronomes d’identifier, avant de rencontrer les producteurs, quelques problématiques  qui seront validées sur le terrain par la suite.

Les cultures de couverture, la culture sur résidus, l’aménagement de bandes riveraines et de zones de captage de sédiments, la gestion serrée des fertilisants et la conversion en prairie pour les secteurs les plus vulnérables sont parmi les actions recommandées par les agronomes du projet pour réduire les apports de phosphore et de sédiments de source agricole. En fonction des coûts et du financement disponible, les entreprises choisiront les recommandations qui conviennent le mieux à leur situation.

À ce jour, près d’une centaine d’entreprises agricoles ont été visitées et sensibilisées à la problématique de la pollution diffuse agricole par les agronomes de l’OBVBM et plusieurs ont démontré leur intérêt à mettre en place les actions recommandées. Parmi les projets déjà réalisés, soulignons l’aménagement de bandes riveraines élargies avec plantation de plus de 12 000 arbustes, l’aménagement d’une trentaine d’ouvrages hydroagricoles, l’implantation de plus d’une centaine d’hectares de cultures de couverture et de cultures intercalaires, la conversion en prairie permanente de plusieurs hectares précédemment cultivés en maïs ou soya, et le retrait de superficie avec aménagement pour la biodiversité - avec compensation financière du programme ALUS (Alternative Land Use Services) pour cinq entreprises.

Travaux d’entretien des cours d’eau et accompagnement des entreprises agricoles

Chaque année, la MRC Brome Missisquoi réalise des travaux d’entretien de cours d’eau dans le but premier de répondre à la demande des agriculteurs visant à rétablir le drainage adéquat de leurs terres. Concernés directement par les travaux d’entretien, les producteurs agricoles sont généralement sensibles aux recommandations proposées par les agronomes de l’OBV. Cette approche facilite donc l’engagement et la réalisation des actions dans ces bassins versants.

À raison d’environ 10 kilomètres de cours d’eau entretenus par année sur le territoire de la MRC, une superficie importante du territoire agricole du bassin versant de la baie Missisquoi sera ainsi couverte progressivement par un accompagnement personnalisé. Cette collaboration entre l’OBV et la MRC, ainsi que la formule d’accompagnement des entreprises agricoles des bassins versants des cours d’eau entretenus, est unique au Québec et commence à porter fruits.

Financement du projet

De 2016 à 2023, près de 700 000 $ auront été investis dans le projet « Interventions ciblées sur le contrôle des eaux de ruissellement et la conservation des sols » pour la réalisation des diagnostics et l’accompagnement des entreprises.

Il est à noter que ce financement comprend seulement l’accompagnement agronomique; la mise en place des actions sur le terrain est financée par le programme Prime-Vert du MAPAQ et les entreprises elles-mêmes.

Les partenaires contribuent au financement comme suit :

Lake Champlain Basin Program (USA) : 240 000 $
MAPAQ : 225 000 $
OBVBM : 120 000 $
MRC Brome Missisquoi : 90 000 $

La situation sanitaire actuelle a ralenti les activités de l’OBVBM cette année mais les agronomes, Pascal Genest-Rochard et Adam Lebel, sont toujours à pied d’œuvre. Les producteurs agricoles intéressés par la mise en place de mesures de réduction de la pollution diffuse peuvent contacter directement l’OBVBM.

L’OBVBM tient à remercier ses partenaires financiers pour le projet, et surtout les agriculteurs et agricultrices qui y participent. Chaque entreprise agricole peut faire une immense différence… un ruisseau à la fois.

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Source :
Anthoni Barbe
Responsable des communications – OBVBM
communication@obvbm.org
514-404-5033


Contrôle de la renouée japonaise des berges de la Missisquoi-Nord : une bouffée d’air pour la tortue des bois

Bedford 22 juin 2020 – L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi a obtenu le financement du Programme pour la lutte contre les plantes exotiques envahissantes de la Fondation de la faune  pour s’attaquer à la menace de la renouée japonaise dans l’habitat de la tortue des bois.

Le projet comprend la renaturalisation des berges dans le secteur de South-Bolton où de la fauche la fauche de la renouée est prévue. Le secteur est reconnu pour son importante population de tortues des bois, une espèce menacée au Québec. La renouée japonaise est présentement à la limite de cet habitat.

Les plantes exotiques envahissantes, un enjeu pour notre biodiversité

La renouée japonaise constitue une réelle menace pour la tortue des bois car la densité et la rigidité des tiges réduisent les espaces disponibles pour la tortue. Ainsi son habitat et ses sites de pontes se retrouvent perturbés. De manière plus générale, les territoires envahis par la renouée sont alors indisponibles pour la flore indigène.

La présence des Plantes exotiques envahissantes (PEE)  est un enjeu environnemental de plus en plus préoccupant, notamment dans un contexte de changements climatiques. Les PEE s’installent et se propagent dans les milieux aquatiques, humides et terrestres où elles sont susceptibles d’avoir des impacts négatifs importants sur la biodiversité et les fonctions des écosystèmes.

Un projet de plus pour le Plan d’action

Ce projet s’inscrit dans le cadre du Plan d'action concerté de l'Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi, sous l’enjeu Protection des milieux naturels et de la biodiversité. Plus précisément, ce projet permet de répondre à deux objectifs spécifiques pour lesquels les municipalités, les MRC et le Ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs sont des partenaires, à savoir : 

  • protéger et améliorer les habitats essentiels des espèces fauniques et floristiques, menacées, vulnérables et susceptibles d'être désignées
  • réduire l'impact des espèces envahissantes sur les écosystèmes aquatiques par la mise en place de plans de gestions et d'outils de contrôles.

Les travaux, qui commencent dès cette année, s’étaleront jusqu’en 2022. Le projet de contrôle de la renouée du Japon dans l’habitat de la tortue de bois est financé par la Fondation de la faune, le MELCC (Stratégie québécoise sur l’eau), la municipalité de Bolton Est et l’OBVBM.

Des trousses d’économie d’eau potable gratuites offertes aux résidents de Bedford

Bedford, 16 juin 2020 - Des trousses d’économie d’eau potable gratuites offertes aux résidents de Bedford

Dans le cadre du mois de l’eau, l’Organisme de bassin de versant de la baie Missisquoi offre
 gratuitement des trousses d’économie d’eau potable aux résidents de Bedford.
Ces trousses sont disponibles, à raison d’une trousse par logement, en se présentant à l’hôtel de ville de Bedford au 1 rue Principale à compter du 22 juin et ce pour tout l’été!  Une preuve de résidence est requise.

Le programme de distribution des trousses d’économie d’eau potable réalisé en partenariat avec la Ville de Bedford a pour but de faciliter l’accès à tous à ces équipements efficaces qui contribuent aux efforts collectifs de protection de la ressource eau.

Pour en savoir plus sur la protection de l’eau potable et suivre l’actualité environnementale de notre région, vous pouvez suivre l’OBVBM sur Facebook et Instagram.
https://www.facebook.com/OBVBM

Source :
Anthoni Barbe
Chargé de communication - OBVBM
communications@obvbm.org
514 404 5033


Mortalité de poissons à la baie Missisquoi

Bedford, le 15 juin 2020 - Mortalité de poissons à la baie Missisquoi

Des poissons morts par centaines ont été observés sur les rives de la baie Missisquoi depuis la semaine dernière. Des accumulations parfois importantes, allant jusqu’à plusieurs poissons inertes par mètre de rive, se sont formées sur certaines plages aux alentours de la baie de Venise-en-Québec. Des poissons morts ont aussi été observés du côté de Philipsburg.

Une cause inconnue pour le moment

La cause de la mortalité des poissons pour le moment est inconnue des autorités. Il est pour le moment difficile de déterminer quelle est la durée de cet épisode de mortalité et s’il est terminé. Toutefois, une grande variété de poissons, des carpes et des brochets notamment, ont été retrouvés inertes sur les plages. Quelques oiseaux ont aussi été retrouvés morts sur les rives du lac.

Les forts vents en provenance du sud pourraient expliquer pourquoi certains secteurs se sont retrouvés avec de grosses accumulations de poissons morts et d’autres non. La présence des vents du sud a engendré de fortes vagues qui ont poussé le contenu des eaux vers le nord.

Un air de déjà vu

En 2005 déjà, un épisode de mortalité de poissons était sous analyse par le ministère de l’environnement, qui en avait conclu que la bactérie flexibactériose était responsable après s’être développée lors d’un épisode de chaleur. En 2012, une importante mortalité avait été attribuée aux cyanobactéries. Une mortalité massive de gaspareaux, une espèce reconnue pour sa sensibilité à son environnement, était observée à l’hiver 2013.

Tel un funeste présage, la CMI déposait en avril dernier un rapport faisant état de la nécessité d’une action forte et concertée pour préservée la baie Missisquoi. Principalement en raison des activités humaines, la baie subit un processus de dégradation accéléré dû aux apports de nutriments qui favorisent le développement de cyanobactéries nuisibles aux humains et à l’écosystème local.

Source :

Anthoni Barbe
Chargé de communication - OBVBM
communications@obvbm.org
514 404 5033

OFFRE D’EMPLOI Agents d’information sur la gestion des eaux pluviales


OFFRE D’EMPLOI

Agents d’information sur la gestion des eaux pluviales

L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi est à la recherche de deux agents d’information dans le cadre de la campagne de sensibilisation des citoyens de la ville de Bedford au programme de gestion des eaux pluviales des bâtiments résidentiels, notamment la gestion des eaux de toit et des eaux de ruissellement.

Cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans le cadre du projet Démarche d’innovation sociale pour l’expérimentation d’infrastructures vertes - volet milieu urbain initié par la MRC Brome Missisquoi et dont les objectifs visent à soutenir la ville de Bedford dans son programme de gestion des eaux pluviales et à expérimenter et quantifier l’efficacité de plusieurs types d’infrastructures vertes (aménagements de jardins de pluie, installation de barils récupérateurs et de puits absorbants…) comme mesures d’adaptation aux changements climatiques.

Lieu de travail - Bureau de l’OBV de la baie Missisquoi, Bedford

Principales tâches:

Volet inventaire et règlementation :

 Informer les propriétaires des modalités d’applications du nouveau règlement de la ville de Bedford sur le débranchement des gouttières;

 Transmettre la documentation sur les techniques de débranchement de gouttières, les coûts de réalisation et d’installation;

 Faire le suivi de la mise aux normes des propriétaires et des mesures prises;

 Rédiger un rapport sur la conformité des installations au règlement;

Volet sensibilisation et atelier pratique

 Organiser des ateliers d’information pour les citoyens sur les techniques de débranchement des gouttières;

Qualifications requises :

 Études dans un domaine connexe à l’environnement;

 Bonnes aptitudes à la communication verbale, en français et en anglais, et capacité d'interagir avec le public;

 Maîtriser l’utilisation de la suite Office, dont Excel, Word et Outlook;

 Posséder une automobile et permis de conduire valide

Durée :10 semaines

Avoir moins de 30 ans

35 heures par semaine

18.00 $/heure

Entrée en poste : début du mois d’août 2020 selon l’évolution de la situation sanitaire

Faire parvenir votre curriculum vitae, au plus tard le 1er juillet 2020, par courriel à johanne.berube@obvbm.org

Nous remercions tous les candidats.

Cependant, nous ne communiquerons qu’avec ceux qui seront retenus pour une entrevue.


OFFRE D’EMPLOI D’ÉTÉ 2020 - Agent de sensibilisation sur les espèces aquatiques envahissantes



L’organisme de bassin versant de la baie Missisquoi est à la recherche d’un agent de sensibilisation pour la
période estivale dans le cadre de sa campagne de prévention de la propagation des espèces exotiques
envahissantes (EEE) à la baie Missisquoi.



Le programme d’accueil et inspection des bateaux à la baie Missisquoi est un programme d'éducation
publique dont le but est de prévenir la propagation d'EEE via des inspections de bateaux, remorques, ou
d’engins de loisir accédant aux rampes d’accès. Il vise aussi l’éducation des plaisanciers et des campeurs à
certaines pratiques qu'ils peuvent adopter pour éviter la propagation d’EEE entre plans d'eau.
 


 
Voir l'offre d'emploi détaillée en annexe.

OFFRE D’EMPLOI - Agronome




L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi est à la recherche d’un.e agronome

À propos de l’organisme

L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBV) fait partie de la grande famille des 40 organismes de bassin versant au Québec. L’OBV cible les entreprises agricoles comme étant des acteurs incontournables dans la réalisation de sa mission et désire promouvoir les pratiques culturales plus respectueuses de la santé des écosystèmes aquatiques. L’agriculture est donc vue comme une partie du problème, mais aussi, et surtout, une solution à ce problème.


Profil recherché

Le candidat ou la candidate recherché.e a un intérêt marqué pour les pratiques culturales respectueuses de l’environnement, l’innovation, ainsi qu’une grande curiosité agronomique. Il ou elle aime travailler avec des équipes multidisciplinaires et souhaite développer une expertise en matière de diagnostics et d’interventions visant à réduire l’impact des grandes cultures sur la santé des écosystèmes aquatiques.


Responsabilités

● Réaliser des diagnostics et des plans d’interventions visant à réduire l’impact des grandes cultures sur les écosystèmes aquatiques;

● Conseiller les agriculteurs en matière de contrôle de l’érosion, de conservation et de santé des sols, de fertilisation, de phytoprotection et de protection de la biodiversité;

● Proposer des essais aux champs et rédiger des rapports d’expertises;

● Accompagner les agriculteurs jusqu’à la mise en place des actions et préparer les rapports de suivi;

● Travailler en collaboration avec les conseiller.ère.s des agriculteurs

● Rédiger des demandes de financement pour soutenir les actions des agriculteurs au besoin;

● Planifier et coordonner les ressources impliquées dans la réalisation des travaux si nécessaire.


Exigences

● Posséder un diplôme en agronomie, en agroéconomie, ou en génie agricole et être membre de l’Ordre des agronomes du Québec (ou en voie de le devenir dans les prochains mois);

● Posséder au moins 2 ans d’expérience de travail pertinente au poste, que ce soit comme employé.e agricole, agriculteur.trice, agronome ou technicien.ne;

● Intérêt marqué pour l’agroenvironnement;

● Bonne connaissance des outils géomatiques (ArcGIS);

● Maîtrise du français écrit et parlé; la maîtrise de l’anglais est un atout;

● Habileté en rédaction et en communication;

● Esprit d’analyse et de synthèse, sens de l’organisation, bonne capacité d’apprentissage et grande autonomie;

● Intérêt pour le travail d’équipe et la création d’un environnement de travail sain et collaboratif;

● Détenir un permis de conduire valide.


Conditions de travail

● 28 à 35 h/semaine, à discuter;

● Le salaire se situe entre 30 $ à 33 $/h (selon la formation et l’expérience) et est indexé annuellement au coût de la vie;

● Programme d’avantages sociaux compétitif;

● Remboursement des frais de déplacement;

● Poste contractuel d’une durée d’un an avec possibilité de renouvellement.


Lieu de travail

● Bureau de l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi: 2 rue Adhémar-Cusson à Bedford, QC.

● Sur le terrain dans les entreprises agricoles du bassin versant.


Ce défi vous intéresse?

Veuillez faire parvenir votre candidature au plus tard le 1 er juin 2020 à la directrice de l’organisme : johanne.berube@obvbm.org

Entrée en poste : juillet 2020 selon l’évolution de la situation sanitaire

Seuls les candidat.e.s retenu.e.s seront contacté.e.s.

La Commission mixte internationale publie des recommandations pour protéger la baie Missisquoi du lac Champlain des proliférations d’algues nuisibles



Le 21 avril dernier, la Commission mixte internationale (CMI), chargée de maintenir de bonnes relations entre le Canada et les États-Unis dans la gestion des eaux transfrontalières, a émis ses recommandations aux gouvernements canadien et américain pour réduire l’apport de nutriments et la prolifération de cyanobactéries dans la baie Missisquoi du lac Champlain.

Il s’agit d’un pas important dans les efforts pour réduire les apports en phosphore dans la baie Missisquoi qui sont les principaux responsables de l’augmentation des épisodes d’algues bleues (cyanobactéries) au fil des ans. C’est un problème qui engendre des pertes socio-économiques et qui menace la salubrité de l’eau potable depuis plusieurs décennies déjà.


Les recommandations du Groupe consultatif et de la CMI


Le Groupe consultatif de l’étude sur le lac Champlain (GCEC) a remis un rapport à la CMI en janvier 2020 qui s’articulait autour de six recommandations qu’il jugeait prioritaire : 

1) Établir et coordonner un groupe de travail binational sur la réduction du phosphore afin de renforcer la coopération et l’imputabilité des parties pour atteindre des objectifs convenus d’un commun accord. 

2) Développer un bilan de masse binational des importations et exportations de phosphore dans le bassin versant de la baie Missisquoi. 

3) Réduire l’utilisation de phosphore sur les terres du bassin versant de la baie Missisquoi. 

4) Augmenter la proportion des systèmes de cultures qui produisent moins de phosphore. 

5) Accroître la protection et augmenter la superficie des corridors de rivière et des bandes riveraines, des plaines inondables, des milieux humides et forestiers et veiller à ce qu’ils soient reconnectés pour favoriser la rétention des nutriments.

6) Inciter les intervenants publics à s’engager dans l’atteindre les objectifs relatifs à la salubrité de l’eau et des écosystèmes.



La CMI a retenu ces recommandations et, à la lumière du rapport du GCEC, propose dans son rapport final quatre recommandations principales pour lesquelles un temps de réalisation est estimé :

1) Renforcer les efforts gouvernementaux actuels (délai de réalisation estimé à 10 ans)

2) Améliorer les mécanismes de gouvernance existants (délai de réalisation estimé à 2 ans)

3) Comprendre les apports et les sorties de nutriments (délai de réalisation estimé à 3 ans)

4) Élaborer et lancer la mise en œuvre de plans d’action propres à chaque bassin (délai de lancement estimé à 7 ans)

Ces recommandations de la CMI concernent principalement des questions de gouvernance. C’est un enjeu de taille car cette problématique se doit d’être gérée en concertation avec les différents gouvernements de chaque côté de la frontière pour harmoniser les efforts notamment au niveau de la recherche scientifique et des mesures d’atténuation des apports en nutriments. 


Un enjeu depuis les années 90

L’enjeu des apports nutritifs dans la baie Missisquoi ne date pas d’hier, déjà en 2002 les gouvernements du Québec et du Vermont s’étaient engagés à diminuer la pollution dans la baie suite à la dégradation importante de la qualité de l’eau pendant la décennie précédente. Les efforts effectués depuis ont peut-être permis de ralentir l’eutrophisation de la baie mais ils n’ont pas permis de renverser la vapeur. 

L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM), qui s’occupe du côté québécois du bassin versant, travaille sur le terrain depuis plus de 20 ans maintenant pour améliorer la qualité de l’eau. Le président de l’OBVBM, Pierre Leduc, siégeait aussi sur le groupe consultatif de Champlain qui était chargé d’appuyer la CMI dans son mandat. M. Leduc se dit satisfait du rapport déposé par la CMI et des recommandations formulées. Il reconnaît l’importance d’une meilleure collaboration binationale pour atteindre les objectifs que les gouvernements se sont fixés. 

Un défi de taille

Le travail sera long, M. Leduc semble en être bien conscient : « on a mis des décennies pour en venir à cette importante sédimentation dans la baie Missisquoi, ça en prendra probablement autant pour qu’elle retrouve sa pleine santé ». Car les sources d’approvisionnements en phosphore sont multiples et dépendent de plusieurs facteurs. L’urbanisation et l’agriculture sont généralement les premiers pointés du doigt, mais ces phénomènes s’inscrivent dans une dynamique sociétale complexe qui met toujours plus de pression sur l’environnement, d’où l’importance d’améliorer la gouvernance pour faire face à cet enjeu.

Car le statut-quo n’est pas une option non plus. La dégradation de la qualité de l’eau engendre des coûts importants et une perte irremplaçable de la riche biodiversité du lac Champlain. La vapeur se doit d’être renversée pour espérer atteindre les objectifs gouvernementaux et « récupérer les usages perdus à cause de la  mauvaise qualité de l’eau », comme l’explique M. Leduc. 

Des objectifs dans un avenir perturbé

Pourtant, personne n’a d’imputabilité quant à l’atteinte des objectifs fixés et ce serait là toute l’importance d’avoir un groupe de travail binational permanent comme le recommande le rapport. L’augmentation des efforts semble indispensable, surtout dans un contexte de changements climatiques. Au sud du Québec, les perturbations climatiques sont synonymes de pluies plus intenses, donc d’érosion accrue, ce qui implique une sédimentation plus importante. 

Le rapport de la CMI arrive à un moment social critique : la crise du coronavirus force les gouvernements à revoir leur stratégie au moment où le besoin pour des actions concrètes pour l’environnement se fait le plus sentir. La cadence actuelle et les moyens déployés jusqu’à présent ne fournissent pas les résultats espérés, reste donc maintenant à voir quelle suite les gouvernements donneront à ce rapport pour permettre à la baie Missisquoi de respirer à nouveau. 

Équipe de réalisation

Afin de rédiger son rapport et d’élaborer ses recommandations pour la baie Missisquoi aux gouvernements canadien et américain, la Commission Mixte Internationale (CMI) s’est appuyée sur l’expertise de l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM), de la New England Interstate Water Pollution Control Commission (NEIWPCC) et du Lake Champlain Basin Program (LCBP) et sur les recommandations du groupe consultatif Québec/Vermont. 

L’OBVBM souligne le travail exceptionnel des membres du Groupe consultatif Québec/Vermont nommés par la CMI qui ont analysé l’ensemble des politiques et des programmes au Québec comme au Vermont et élaboré, à la lumière des principaux constats, des recommandations à la Commission. 

Membres du comité consultatif Québec/Vermont

Pierre Leduc – OBVBM – Co-Président
Eric Perkins – EPA - Co-Président
Sébastien Bourget – MELCC
Ryan Davies – Ville de Clinton
Gerardo Gollo Gil - MAPAQ
Laura DiPietro – VT AAFM
Simon Lajeunesse – MRC Brome Missisquoi
Fred Dunlap – NY DEC
Aubert Michaud – IRDA
Neil Kamman – VT DEC
Nathalie Provost – MELCC
Andrew Schroth – UVM
Angela Shambaugh – VT DEC  


L’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi entend continuer sa collaboration avec les instances gouvernementales des deux pays et participer activement à la mise en place d’un comité transfrontalier et à l’élaboration d’un plan d’action binational. 

Pour consulter le rapport complet sur la baie Missisquoi : 

https://drive.google.com/file/d/1hXZAiRaOC9YCdxQcVKX00IvaR8GGE8mI/view?usp=sharing

Pour consulter la fiche résumé incluant les principales recommandations visant à réduire "L’apport de nutriments et ses impacts dans la baie Missisquoi, le lac Champlain et la rivière Richelieu" :

 https://www.ijc.org/sites/default/files/2019-11/CSAG%20Fact%20Sheet_All%20Purpose_PDF_Nov_14_Fr.pdf



Publication du rapport Causes et impacts des inondations passées dans le bassin par le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu


Le Groupe d’étude international du lac Champlain et de la rivière Richelieu (Groupe d’étude) est heureux de présenter son premier rapport à la Commission mixte internationale (CMI) : Causes et impacts des inondations passées dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu. Le rapport est le fruit d’une collaboration binationale entre des chercheurs et des organismes du Canada et des États-Unis.

Il s’agit du premier rapport du Groupe d’étude. Il présente la phase initiale des travaux visant à mieux comprendre les risques d’inondation dans le bassin du lac Champlain et de la rivière Richelieu et à recommander des mesures pour y faire face. Le rapport est fondé sur une analyse scientifique approfondie; toutefois, en ce qui concerne le niveau de langue général, le niveau de complexité, les citations et la présentation des données, le rapport a été préparé à l’intention de lecteurs avertis.

Télécharger ici : https://www.ijc.org/fr/lcrr/causes-et-impacts-des-inondations-passees-dans-le-bassin-du-lac-champlain-et-la-riviere



De plus, le Groupe d’étude a préparé un rapport sommaire reprenant les points saillants du présent document : "Le bassin versant du lac Champlain et de la rivière Richelieu, Comprendre les inondations passées pour préparer l’avenir".

Télécharger ici : https://www.ijc.org/fr/lcrr/le-bassin-versant-du-lac-champlain-et-de-la-riviere-richelieu-comprendre-les-inondations



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